| DOI | https://doi.org/10.69777/369320 | ||||
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| Titulaire de la demande évaluée | Bertoldo, Juliette Clara | ||||
| Établissement de la demande évaluée | Université du Québec à Chicoutimi [UQAC] - https://ror.org/00y3hzd62 | ||||
| Titre de la demande évaluée | Développer une posture écologique chez les élèves du secondaire par l’éducation à la mort : une approche de transition vers une conscience écologique adaptée aux changements climatiques. | ||||
| ROR organisme subventionnaire | https://ror.org/00w3qhf76 | Nom du programme | Bourses postdoctorales | ||
| Montant total | 120 000$ | Secteur | Société et culture | ||
| Période couverte par l’octroi | 2025-05-15 - 2028-01-14 | Mots clés | |||
| Résumé | Nous vivons un moment de mort cataclysmique, signature de l’Anthropocène : l’ampleur et le rythme croissant de l’extinction des espèces, de la destruction des habitats et du dérèglement climatique sont sans précédent dans l'histoire de l’humanité. Pourtant, alors que le répertoire de la dévastation, de la catastrophe et de la mort dues aux activités humaines se répand, les approches traditionnelles de l’éducation et de la pédagogie ne s’avèrent être suffisamment équipées pour faire face au constat d’une mort écologique massive. Élaboré dans ce contexte, ce projet de postdoctorat se propose d’explorer le potentiel transformateur d’une éducation à la mort afin de favoriser une posture écologique chez les élèves du secondaire. Il repose sur une problématique de recherche claire : dans quelle mesure la prise de conscience de la finitude humaine, développée par l’éducation à la mort, peut-elle générer des comportements plus responsables envers la nature chez les jeunes en milieu scolaire ? Ce projet se distingue tout d’abord par son approche novatrice qui lie l’éducation à la mort à l’éducation relative à l’environnement. En effet, alors que les recherches sur la transition écologique se concentrent généralement sur des aspects techniques et comportementaux (réduction des émissions de carbone, pratiques durables, etc.), il propose de développer une posture écoresponsable chez les élèves en partant d’une prise de conscience existentielle, celle de la finitude de toute vie humaine et naturelle. Inspiré par les approches philosophiques de l’éducation à la mort, ce projet explore la manière dont cette perspective peut transformer l’attitude des jeunes face à la nature et aux crises environnementales actuelles. Par ailleurs, ce projet répond à une lacune dans la littérature éducative, en liant deux champs rarement associés : l’éducation à la mort et l’éducation environnementale. Le projet peut ainsi apporter une contribution majeure à l’avancée des connaissances en matière de recherche éducative, en ouvrant de nouvelles voies dans l’enseignement de la transition socioécologique, notamment en intégrant des dimensions philosophiques, éthique et psychosociales dans le but de sensibiliser les jeunes aux enjeux de la durabilité. L’éducation à la mort propose donc une voie alternative en éveillant les élèves à la fragilité et l’interdépendance de toute vie et en leur permettant de comprendre les interdépendances entre les cycles de vie et de mort dans la nature. La méthodologie adoptée combine à la fois des techniques qualitatives et quantitatives, assurant ainsi une évaluation rigoureuse de l’impact de l’intervention pédagogique. Cette recherche sera réalisée avec des élèves du secondaire dans la région du Saguenay et spécifiquement ceux des niveaux 3 à 5 (élèves âgés de 14 à 17 ans), qui sont plus aptes à aborder des sujets complexes comme l’écologie et la finitude. Ce que cette étude ciblée et orientée vers la pratique espère démontrer est un changement de paradigme chez les élèves à travers l’émergence d’une conscience de la finitude, les incitant à adopter une posture écologique plus engagée et à mieux appréhender leur lien d’appartenance à la nature. | ||||

