| DOI | https://doi.org/10.69777/2000999 | ||||
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| Titulaire de la demande évaluée | Bernatchez, Juliette | ||||
| Établissement de la demande évaluée | Université Laval | ||||
| Titre de la demande évaluée | « Écrire se fait à plusieurs » : Amitiés, transmission, enjeux et démarches de création chez les poètes québécoises contemporaines | ||||
| ROR organisme subventionnaire | https://ror.org/00w3qhf76 | Nom du programme | Bourses de doctorat en recherche | ||
| Montant total | 100 000$ | Secteur | Société et culture | ||
| Période couverte par l’octroi | 2026-05-15 - 2030-05-14 | Mots clés | |||
| Résumé | Naviguant dans les réseaux de poésie québécoise depuis 2018, j’y remarque une communauté poétique soutenue par des lieux d’édition et des organismes, et rayonnant dans une multiplicité d’événements en arts littéraires qui réunissent les poètes de plusieurs générations, dont nombre de femmes et de personnes non-binaires. Se côtoient les poètes, plus établies, qui ont façonné l’histoire littéraire des femmes et celles, plus jeunes, qui se posent en héritières. Plutôt que d’être rompu, il semble que le lien générationnel est constamment négocié et réapproprié. Cette transmission se perçoit par des réseaux de mentorat (cours de création littéraire, processus d’édition, parrainage, etc.), par les procédés d’intertextualité utilisés dans les œuvres, inscrivant les poètes dans un espace de continuité qui les relient symboliquement à d’autres auteurices. Comme le milieu est relativement restreint, les poètes s’approprient les mêmes réseaux et lieux de rayonnements, ce qui leur donne plusieurs occasions de créer et d’éprouver des liens de collégialité. S’inspirant de la démarche d’histoire littéraire vivante de Gérald Gaudet (2019, 2021), construite sur l’histoire actuelle et son mouvement, le corpus de la thèse est constitué d’au moins dix entretiens semi-dirigés avec des poètes femmes et/ou non-binaires québécois·es, afin de discuter de leur rapport à la transmission, aux relations et aux amitiés littéraires qui traversent leur démarche de création en poésie. Il sera donc question de documenter le legs et ses modalités de transmission, afin de comprendre les modes d’appartenance qui structurent ce milieu. Je postule que le champ littéraire poétique québécois actuel (2012-2025) est le lieu d’une restructuration idéologique, dans la mesure où il semble se développer en horizontalité. Aucune distinction ne semble s’établir entre les générations. Un renversement est susceptible de s’installer, les places de se partager et de s’échanger. Cette collégialité permet un ancrage social différent et ouvre les possibles pour analyser ces liens dans une perspective de mentorat, mais plus encore d’amitié. Cette thèse en recherche-création se décline en un volet, alors que les différents gestes (théories, réflexions et création) s’intercalent en un seul jet. Il s’agit de créer une thèse chorale qui expose, tant dans sa forme que dans son contenu, l’écriture comme un processus collectif réflexif qui se fait à plusieurs. Je soutiens que c’est par la rencontre que nous pouvons visibiliser ces relation, afin d’exemplifier des gestes inédits de nos connaissances théoriques, puisque ces liens se jouent en coulisses, souvent hors des œuvres littéraires. En plus de l’analyse qualitative de ces entretiens, une lecture assidue de la production des femmes et des personnes non-binaires en poésie au Québec (2012-2025) est menée pour m’imprégner des diverses représentations de cette communauté. En outre, par une démarche ethnographique, je cherche à rendre compte de ces intuitions en fréquentant des lieux de réseautage. Finalement, la thèse sera amplifiée par une série de balados reprenant le contenu des entretiens, trace concrète d’une histoire littéraire vivante, afin de favoriser la diffusion du savoir universitaire, en plus de redonner au milieu et à la communauté. | ||||

